6 octobre 2013
plan de situation consolat-mirabeau
un conte documentaire • de Till Roeskens sur le bassin de Séon
Plus d'infosUne carte dessinée sur le sol, retraçant les chemins parcourus pendant deux années au creux du bassin de Séon, dans ce petit coin du grand nord de Marseille et le récit des êtres croisés là et ce qu’ils ont confié de leurs vies mouvementées.
Plan de situation Consolat-Mirabeau : une performance et un film de Till Roeskens crée dans le cadre de la série Chemin faisant, Marseille dans le bassin de Séon (13016)
« Comment vous rencontrer ? Comment comprendre quoi que ce soit de ce que je traversais ici ? Tout en bas dans le creux où s’enfonçaient les rails, je voyais une équipe de débroussailleurs en train de couper l’herbe dans leurs tenues orange. Et juste à mes pieds, je voyais Ayoub, Houcine, Hamza, Momo, Brice et Driss, juchés sur leurs arbres en train de manger des prunes acides. Et plus loin je voyais des pompiers courir après un départ de feu. Et tout en bas de la Résidence m’arrivaient des bribes de musique et puis je voyais Gilbert, Pascale et les enfants en train d’accrocher des ballons colorés dans les arbres. » – Extrait –
«Carte la plus détaillée du territoire, un plan de situation focalise le regard sur un petit fragment du monde, pour recenser ce qui en occupe la surface ; mais aussi pour indiquer ce qui à la surface est invisible : frontières, parcelles, propriétés, rapports de pouvoir qui structurent l’espace.
Depuis plusieurs années, je consacre le plus clair de mon temps à une série de projets quasi-documentaires qui allient l’exploration de divers fragments du monde à l’écoute des vies qui les habitent ou les traversent. Aboutissant à des formes variées (conférence-diaporama, livre, film, exposition), ces plans de situation tentent de dessiner des géographies subjectives via la parole des autres. Nos tentatives d’habiter le monde, de nous y situer, d’y chercher un chemin… la joie de s’orienter comme celle de se perdre : voilà quelques-uns des motifs qui sous-tendent ma recherche. » Till Roeskens